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"S'il se retire, je vote RN": à Châlons-en-Champagne, Retailleau se dit conforté par ses électeurs
information fournie par AFP 28/08/2026 à 17:36
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Bruno Retailleau participe à un débat avec d'autres candidats à l'élection présidentielle, le 27 août 2026 à Paris ( AFP / Thomas SAMSON )

Bruno Retailleau participe à un débat avec d'autres candidats à l'élection présidentielle, le 27 août 2026 à Paris ( AFP / Thomas SAMSON )

Le candidat LR à l'Elysée Bruno Retailleau, qui met les bouchées doubles en cette rentrée pour rattraper son retard dans les sondages, s'est dit conforté vendredi dans sa décision de maintenir sa candidature par des électeurs croisés à la Foire de Châlons-en-Champagne qui menacent de rejoindre le RN s'il jetait l'éponge.

"Je suis venu voir la France du travail qui tient à bout de bras le pays, qui est sur-réglementée et découragée alors que trop souvent on subventionne l'assistanat", a affirmé le patron du parti Les Républicains lors de son premier déplacement de la rentrée.

Le Vendéen s'est adressé aussi au monde agricole, se présentant comme "un rural" aux côtés de l'eurodéputée Céline Imart, elle-même agricultrice, pour séduire un électorat qui a en partie déserté LR au cours des dernières années pour rejoindre les rangs du RN.

Et de nombreux électeurs de droite, rencontrés à la foire agricole de Châlons, ont très clairement confirmé que cette tendance pourrait se renforcer si Bruno Retailleau devait se rallier à Edouard Philippe ou Gabriel Attal.

C'est le cas de Jean-François, un militant qui a adhéré au RPR en 1981 après la victoire de François Mitterrand. "S'il ne va pas jusqu'au bout, je voterai très à droite", menace-t-il, excluant de rejoindre les rangs de ceux qui ont "braconné" l'électorat LR, en allusion à Horizons et Edouard Philippe.

"Ce sera très à droite"

Ils sont nombreux à partager son avis dans les travées de la foire, à l'image de Rémi et Etienne, deux exposants qui échangent sur les possibilités pour Bruno Retailleau de rattraper son retard. "C'est compliqué pour les autres de défendre le bilan du macronisme", affirme Etienne.

Tous deux ne cachent pas que si le patron de LR devait renoncer, ils reporteraient leurs voix sur Marine Le Pen. "Soit c'est la droite, soit c'est très à droite", résume l'un d'eux.

Nadine, surprise de voir passer son candidat préféré pendant qu'elle termine son déjeuner, s'empresse de prendre un selfie avec lui. "S'il se retire, ce sera Le Pen", assure-t-elle.

Interrogé sur ces électeurs prêts à grossir les rangs du RN, Bruno Retailleau s'est dit conforté dans son choix d'aller jusqu'au bout.

"Pour toutes celles et ceux qui pensent que si je m'efface, c'est d'autres candidats du centre qui en bénéficieraient, je ne le crois pas", a-t-il argumenté, convaincu que "les gens qui me soutiennent veulent autre chose que la saison 3 du macronisme".

Pour sa part, Céline Imart a confirmé qu'elle entendait les mêmes propos tenus par les gens croisés pendant la campagne. "Et je peux vous dire aussi que personne ne me dit qu'il va voter pour Edouard Philippe", ajoute-t-elle.

En cette rentrée, Bruno Retailleau, qui stagne dans les sondages entre 6 et 12% à huit mois du scrutin des 18 avril et 2 mai, joue son va-tout et fait feu de tout bois avec des punchlines plus percutantes, des propositions plus explicites et davantage de terrain.

"Nous sommes entrés dans le money time", affirme l'entourage du patron des Républicains, reconnaissant qu'il y a "un match dans le match entre les candidats" à droite et au centre "et que c'est maintenant que ça se joue".

Bruno Retailleau prononce un discours dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle, le 20 juin 2026 à Paris ( AFP / Guillaume BAPTISTE )

Bruno Retailleau prononce un discours dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle, le 20 juin 2026 à Paris ( AFP / Guillaume BAPTISTE )

L'objectif de Bruno Retailleau est de "bouleverser" la campagne et de remettre en cause "le privilège" dont bénéficie Édouard Philippe, perçu comme le candidat le mieux placé à droite pour accéder au second tour, explique son entourage.

"Le troisième homme"

"Il est le troisième homme d'un match à trois et cette position n'est pas confortable", affirme une source parlementaire LR.

Plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une primaire du centre et de la droite, primaire que Bruno Retailleau s'est dit vendredi prêt à "affronter".

Même ceux qui l'ont soutenu l'an dernier face à Laurent Wauquiez pour prendre la présidence du parti commencent à s'impatienter.

À l'image du président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand qui a confirmé jeudi son intention de se lancer lui aussi dans la course à l'Élysée. Bruno Retailleau lui a lancé un avertissement: s'il entrait en lice, il devra quitter le parti.

4 commentaires

  • 19:20

    pas de primaire centre -doite; Le canter d eAttal et Philippe c'est la gauche - Centre gauche


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